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Glossaire

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A – Amour (inconditionnel)

C’est la qualité d’amour qui accompagne la grâce et le fait d’être en amitié avec soi-même.
Ce n’est pas une ligne de conduite que l’on adopte ou un sentiment auquel on s’entraîne. Lorsque nous sommes dans la paix du cœur, une clarté naturelle se rétablit. Alors, nous devenons l’héritier de notre nature et en exprimons les qualités. Un peu comme un lac de montagne dont la surface se lisse et devient comme un miroir. L’eau renvoie spontanément une image claire du ciel et du décor alentour.
Je pense que cette qualité est une force qui assiste souvent les jeunes parents. Certains adultes l’expriment plus particulièrement du fait de leur travail ou de leur passion. Elle l’est comme une fraîcheur et une douceur auprès de certains enfants. On peut également la constater et l’apprécier chez certains animaux.

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A – Arriver (arriver ici, rien n’arrive) :

Arriver ici… Mais comment arriver là, où déjà nous nous tenons ?
Cela semble superflu, puisque physiquement nous sommes déjà ici.
À présent, c’est plus à notre mental et à la relation à notre être que s’applique cette expression.
Où sommes-nous avec notre esprit ? Dans quelle histoire ?
Sommes-nous d’accord pour être ici, de tout cœur ici ?
Pouvons-nous réellement fuir la réalité ? Bien sûr, celle-ci peut-être douloureuse. Mais que nous reste-t-il loin du battement de la vie ?
La vraie question est combien nous adhérons au terrain, combien nous acceptons, ici, cette situation particulière et aussi la vie en général. Occupons-nous la place que nous dicte notre conscience ?
Bien souvent, c’est comme si nous n’avions pas atterri, que nous n’avions pas réellement pris appui sur la terre ferme de la vie.

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B – Béatitude :

D’expérimenter, de reconnaître le don, cette générosité inconditionnelle, produit en nous une expérience exponentielle qui mène à la béatitude. Comme il est dit dans certains textes mystiques, nous obtenons grâce sur grâce. Nous vivons un amour rayonnant. Une ivresse douce et joyeuse s’empare de nous. Elle nous comble et déborde en une plénitude et un contentement communicatifs.
La béatitude est une expérience mystique. Elle n’est pas une montée de plaisir. Elle n’est pas synonyme de jouissance orgasmique. Ce qui n’empêche pas que l’on peut expérimenter une certaine béatitude à travers le plaisir des sens. Mais dans ce cas, ainsi que ceux où l’on a recours aux artifices, tels que : l’absorption de drogue, d’alcool, les excès de volupté, etc, nous nous maintenons, nous nous enfermons dans un plaisir conditionné. Nous continuons de négocier, de mériter notre bonheur comme nous le faisons sur les plans matériel et spirituel. C’est encore là le même commerce, la même stratégie de l’esprit. Nous voulons en quelque sorte forcer les portes du cœur. Ce genre d’approche à caractère hédonistique et duel ne peut se révéler qu’infructueuse. Il n’y a vraiment rien à soutirer à l’encontre de ce qui se donne spontanément. La béatitude provient du don qui s’actualise à travers le cœur et notre nature. Elle n’a pas besoin d’être stimulée, d’être exacerbée par l’utilisation de psychotropes ou l’embrasement des sens.
En la Source est un trésor incommensurable et abondant. Celui qui en fait réellement l’expérience ne peut que fondre en larmes au regard de ses mesquineries face à tant d’amour et de générosité. A la seule Vue de cette Grandeur nous nous inclinons, frappés de respect, de reconnaissance et d’humilité sacrés.

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C – Chemin (spirituel, voie d’éveil) :

Certains ne croient pas en un éveil spontané. Mais c’est bien là tout le jeu de l’illusion qui réside dans le fait de croire ou de ne pas croire.
Il ne s’agit pas de croire à une forme ou à une autre d’éveil ou d’adhérer à un quelconque “chemin d’éveil”.
Tant que domine chez nous l’ombre d’une croyance, nous ne faisons que perpétuer l’illusion. S’illusionner est le seul “obstacle” à l’éveil.
Nous pouvons croire tout ce que nous voulons, l’éveil, la vie n’est pas concernée par tout cela.
L’éveil n’a rien à voir avec toutes nos théories et tous nos verbiages.
La vérité reste vraie, elle ne varie pas. C’est seulement dans notre esprit conceptuel qu’alternent les « oui, les non », les « je crois, je n’y crois pas »…

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C – Ciel (le ciel intérieur) :

Parfois, j’emploie l’expression “aller dans la lune”. Cela signifie contacter le “ciel intérieur”.
C’est entrer dans son propre regard.
Goûter le souvenir du “Paradis perdu”.
A travers la paix et le cœur nous retrouvons une qualité spacieuse qui nous plonge dans l’infini, par-delà les notions d’extérieur et d’intériorité.
L’une des caractéristiques liées à cet espace est sa qualité “acoustique” et multi-sensorielle, pourrait-on dire. Ce n’est pas seulement que l’on entende mieux, mais que toutes nos perceptions extérieures / intérieures se trouvent magnifiées.
Plus que tout, il y a une expérience d’abondance, d’ouverture, de liberté inaltérable.

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C – Contacter :

Contacter son cœur ne signifie pas uniquement adopter une attitude compassionnée. Mais cela signifie entrer en contact avec le cœur de la vie, s’actualiser dans la Présence vive. C’est comme devenir plus vivant.
Le terme “voir” traduit aussi cet accord à la présence vive.
Contacter “ce qui reste” c’est contacter la vérité. Seul ce qui est vrai demeure et reste inchangé. Bien souvent, cela est mis en évidence par l’effondrement ou l’épuisement du jeu illusoire. Ainsi nous acceptons d’atterrir sur le terrain de la perte, d’assumer “ce ” sur lequel tout passe, “ce” qui ne bouge pas.
Le mouvement, ou l’alternance de l’illusion, a cet avantage d’apparaître dans l’espace même de vérité. Tout comme les reflets apparaissent sur l’espace de l’eau . Regarder les reflets peut nous illusionner, mais peut aussi nous donner à Voir, à contempler la source qui les manifeste.

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C – Contempler

La contemplation est l’expression généreuse et directe de notre nature.
Nous ne contemplons pas mais, “ça contemple” en nous tout comme le ciel se réfléchit dans l’eau.
Nous pourrions voir cet éclat comme l’ultime brillance qui vient étinceler le monde de perfection. Cependant, elle est aussi le fondement et le principe même de la vie.
Contempler, c’est voir et aimer depuis le tréfonds de notre Nature.
Quand tu aimes, vois la qualité de contemplation qui s’exprime. Quand tu contemples, vois également l’amour et le don qui s’expriment.
La Nature en nous se déploie d’elle-même. Le vivant nous inonde et nous porte indépendamment de toute volonté.

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C – Croyances (les) :

Elles sont les dogmes de l’illusion.
Ce sont les théories, les constructions dont se sert l’esprit pour se convaincre et adhérer à son propre jeu.
Là où il y a une croyance, il y a aussi “quelqu’un” pour croire.
C’est comme un jeu qui nous tient captifs. Mais quel pouvoir a ce jeu sans “celui” qui joue, qui s’auto-persuade ?
Aucune de nos croyances ne peut changer ce que nous sommes intrinsèquement. Toutefois, elles nous persuadent du contraire.
Souvent, lorsque nous sommes sous l’emprise d’une croyance, nous tentons de la résoudre par une autre croyance.
La vraie réponse à la croyance est la foi. C’est rester « soi-même », sans plus donner de logique, de force, de continuité à notre construction.
Si la croyance est vide en nature, il n’y a rien à faire de spécial contre elle.
Il nous faut reconnaître que c’est nous seuls qui lui donnons une réalité.

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D – Désir (le) :

Le Désir est notre vraie soif.
Dans ce monde nous connaissons des désirs relatifs, qui sont en fait l’expression du Désir absolu.
La quête de ces désirs est sans fin. Jamais nous ne parvenons à être comblés.
En nous, une soif demeure et nous projette vers de nouveaux buts à assouvir. Cette surenchère ne nous aide pas. Plus nous consommons, plus la frustration et notre soif s’intensifient.
Souvent, c’est seulement à travers l’épuisement et le désespoir que nous entendons, que nous distinguons le Désir véritable qui veut se dire en nous.

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D – Dévotion (la) :

Certains maîtres la réclament afin d’asseoir leur autorité. Sous le prétexte d’établir une attitude de réceptivité, elle s’apparente surtout à une discipline et ne permet pas de dépasser le « jeu duel ». Malheureusement, elle ne fait que prolonger celui-ci.
La dévotion est le relâchement inférieur de nos stratégies. Nous réapprenons à demeurer dans l’Ouverture et le dénuement confiant. Cela nous synchronise, nous harmonise avec notre Nature. En fait, lorsque nous sommes dans la dévotion véritable, il ne demeure plus de distinction en elle et nous. Ainsi, nous sommes « aimants » et « dévoués » avec l’entièreté de la création.

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D – Distraction / non-distraction (la) :

La non-distraction, c’est simplement ne pas se détourner de notre Nature, de sa clarté naturelle.
La question n’est pas de faire la chasse à un certain type d’activité et « d’occupation », mais de reconnaitre notre motivation, la vraie raison pour laquelle nous les pratiquons. Dans les cercles spirituels on parle souvent de développer la conscience, mais ne serait-il pas préférable d’éviter de générer de l’inconscience et une certaine aliénation ? C’est le vieil exemple de la citerne que l’on voudrait remplir sans en avoir préalablement bouché tous les trous. À la différence qu’ici le « remplissage » ne repose pas sur notre volonté.

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D – Don (le) :

Le don est jaillissement de vie.
C’est une émergence créatrice et généreuse.
“Voir”, nous met dans l’évidence du don.
Tout est don. Ça se donne partout et tout le temps. Il n’y a personne d’exclu, personne qui en est privé et qui devrait le recevoir. Ce qui arrive, c’est que nous pouvons manquer de Voir.
Le don de la vie, c’est sa générosité de libération, sa générosité de renouveau incessant, d’actualisation. L’instant est toujours neuf, ce sont nos histoires qui vieillissent.
D’expérimenter, de reconnaître le don, la gratuité inconditionnelle, nous place au cœur du vivant ainsi que dans l’expérience de la béatitude. Comme il est dit dans certains textes mystiques, nous obtenons grâce sur grâce. Nous vivons un amour rayonnant. Une ivresse douce et joyeuse s’empare de nous. Elle nous comble et déborde en une plénitude, en une grâce communicative.
Comprendre le « don » c’est renaître en lui. C’est se découvrir participant du don et “jaillir” avec lui. Cette découverte ne peut se produire par une saisie de l’esprit. Il n’y a donc pas à recourir à des stratégies ou à des techniques spéciales pour cela. Il doit s’établir une confiance, une certitude, une ouverture, un contact envers notre nature, notre origine. Ainsi, par un élan qui semble croissant : « plus ça donne… plus ça donne…».
Le don nous “enrichit” : « Il y a plus de bonheur à donner qu’a recevoir ».

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D – Dualité (la), (non dualité, unité) :

L’unité embrasse tout. En cela toute division, toute catégorie sont dépassées.
L’unité n’est pas une somme ou un quelconque rassemblement, mais la base sur laquelle se crée toute division.
Voir la perfection ne nous fait pas seulement témoin de cette perfection, mais nous fait réaliser que nous sommes inclus, indivisibles d’elle.
L’unité est plus qu’un concept. C’est l’état originel, infiniment originel.
« Rien n’arrive », rien de change ou altère “Ce qui Est”.
Les choses varient dans leur forme, dans leur apparence, mais sont stables dans leur nature, dans le fond.
On peut modeler un morceau d’argile et lui donner une multitude de formes. La nature, l’argile qui constitue toutes nos créations demeure inchangé.
Le danger de la philosophie de la non-dualité est de pendre en compte l’idée d’une dualité.
Ainsi, appliquer la non-dualité peut faire que l’on donne une réalité à la dualité.

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E – Effort (non-effort) :

Pour renverser l’illusion, il n’est pas nécessaire de beaucoup d’efforts. Ce qu’il faut principalement c’est de l’honnêteté.
Il nous faut garder à l’esprit que l’illusion vient de nous, qu’elle est notre création.
L’éveil s’actualise à travers la reconnaissance ou l’acceptation de notre nature.
Il se produit, lorsque nous laissons, lorsque nous permettons à notre corps, à notre parole, à notre esprit de reposer dans leur condition originelle et naturelle. Nous atterrissons, nous sommes alors dans la paix de ce qui “Est” et dans l’actualisation du “vivant”.
La question n’est pas de s’efforcer ou de maintenir un état paisible, mais de laisser l’état naturel se rétablir de lui-même. Ce que nous sommes réellement, nous le sommes déjà. Si nous nous employons à exercer, à maintenir une paix en nous, cela est un contrôle, cela est un effort qui en fait dissimule notre nature et repousse l’éveil.
Le “non-effort » est une notion qui peut être mal interprétée. Dans ce cas, cela se traduit par un effort subtil ; l’effort de ne pas faire d’effort.

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E – Eveil spirituel (ordinaire, spontané) :

S’éveiller, c’est réaliser que nous sommes la vérité qui se cherche.
Ce que nous sommes réellement, nous le sommes déjà. Voilà la foi qui nous donne l’éveil spontané.
L’éveil spontané est un éveil libre de méthode. C’est l’abandon de toute méthode, de toute stratégie qui révèle la spontanéité.
Si nous nous employons à exercer, à maintenir une paix en nous, un contrôle, c’est un effort qui dissimule notre nature et repousse l’éveil.
Il est important de comprendre que c’est chacun qui s’éveille de lui-même en la Vérité qu’il est depuis toujours.
Chacun, inconditionnellement, “est” et “a” en lui “l’Eternelle Présence”, éveillé ou non.
“Eternelle Présence”, cela dit bien que c’est “éternel” et aussi que c’est “présent”.
Ce n’est pas à faire, à atteindre.

Eveil ordinaire :
L’éveil c’est être Soi. Si nous tentons d’être Soi, ce n’est pas Soi.
On s’éveille des notions mêmes “d’éveil” et “d’illusion”. Ce schéma duel est également une élaboration qui provient de l’illusion.
Il n’y a pas d’illusion qui devrait s’inverser en éveil. L’illusion toute entière avec tous ses concepts n’est qu’illusion.

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F – Faire (ne pas faire) :

La vérité “Est” et l’enchaînement de tous nos “faires” et “ne pas faires”, masquent ou nous détournent de l’état simple et ouvert, de la Présence spontanée.
Le problème n’est pas tant de “faire” (ou d’éviter de faire), mais de penser, de croire que cela en dépend.
Par-delà tous nos agissements la vérité demeure. C’est cela qu’il nous faut “Voir”.

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F – Foi (la) :

La foi n’est pas une confiance aveugle, mais une confiance filiale d’appartenance au monde.
C’est “prendre appui sur”.
La foi est l’opposé de la croyance et des théories. Tant que nous “croyons”, nous n’expérimentons pas la foi.
La foi est la reconnaissance de ce que nous sommes avant tout ce que nous pouvons penser ou faire. Elle est une détente naturelle, une adhésion entière, qui nous révèle l’illusion de la dualité. Elle nous ouvre à la complétude de la nature absolue, de “ce qui Est”.
Ne pas avoir la foi, c’est croire que nous ne pouvons pas vivre sans histoire, indépendamment d’une logique de contrôle. C’est ne pas se laisser simplement porter par notre nature, notre nudité.

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G – Giron (le giron du cœur) :

Le cœur, c’est le vivant. C’est la présence spontanée qui nous porte et nous respire. Quoi que nous pensions ou déduisions, plus que tout nous Sommes “ici”, indépendamment du bon et du mauvais, indépendamment des jugements. Nos souffrances, lorsque nous les accueillons, trouvent une réponse, une consolation naturelle à travers le “giron du cœur”. La fragilité de “l’enfant”, du “faible”, fait s’élever en nous la bonté et la force consolatrices qui proviennent de la dimension maternelle/paternelle de notre Nature. Nos échecs et nos faiblesses, lorsque nous ne les jugeons pas, attisent notre force de douceur intérieure.

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G – Goûter :

Goûter la nature, goûter la grâce…
Nous pourrions dire “faire l’expérience”, mais ici le terme goûter précise que nous sommes dans une appréciation, dans une qualité d’être. Nous avons retrouver l’enchantement.
La force et la vérité de cette expérience fait qu’elle supplante tous les jugements, toutes les conceptualisations qui pourraient s’élever dans notre esprit.

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G – Grâce (la) :

La grâce repose dans le fait de goûter à la clarté de l’esprit, d’expérimenter ce qu’il est en nature sans plus être happé ou confondu par sa créativité et le jeu des pensées.
Derrière tous les cinémas il y a une source lumineuse sans laquelle il ne pourrait avoir lieu. C’est un simple changement de regard (Voir) qui permet de passer de l’un a l’autre . Mais savons nous reconnaître et contempler la Nature originel qui précède tous nos cinémas ?

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H – Honnête (être) :

Dans ce contexte, être honnête, c’est être Soi, être vrai.
C’est bien plus que l’honnêteté, synonyme de sincérité et qui représente une vertu, une loi du monde illusoire.
Plus nous sommes honnêtes et moins notre histoire nous enferme. Cette histoire, c’est la nôtre. Elle vient de nous, ce n’est pas l’inverse.
Ces mots et cette lecture font aussi partie de l’histoire. Ainsi, nous ne croyons plus en une seule de nos pensées.
Le fait de s’assumer, d’être honnête, nous précipite dans la présence, ici, dans l’instant de vie et de vérité.
“Être honnête” est suffisant pour l’éveil.
C’est ainsi que l’on se retrouve dans le « Voir ».
C’est ainsi que l’on actualise l’expression « Se rendre à l’évidence ».
Déjà arrivés, déjà libre, puisque jamais partis !
« La vérité vous rendra libres. » (JC)

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I – Illusion (l’) :

L’illusion est la manifestation, l’expression relative de la nature absolue. Elle est illusion parce qu’elle est impermanente, de nature changeante.
L’illusion n’est ni bonne, ni mauvaise. Elle est simplement illusoire.
S’illusionner, c’est le fait de ne retenir que cet aspect relatif et se confondre avec lui. C’est ignorer ce que nous sommes intrinsèquement, originellement : La Source, la nature absolue.
Le fait de s’illusionner est une sorte de repli ou d’auto-enfermement. La stratégie et la force de cette supercherie reposent sur le fait de ne pas “Voir”, de nier la vérité, l’évidence.

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J – Joie (la) :

Joie et Amour sont les Vraies Nourritures (spirituelles).
La joie est l’expression de notre contentement.
Au quotidien nous pouvons être joyeux d’une bonne nouvelle, d’avoir revu un ami, etc… Ces joies relatives nous font goûter à quelque chose de plus profond en nous. Cependant, conditionnée, nous l’expérimentons que brièvement.
La joie qui accompagne la grâce est celle qui accompagne aussi l’amour. Elle est pareille à un chemin d’étoiles et de lumières qui scintillent à la surface de l’eau.
Elle est comme une célébration. Elle est le mets fabuleux ou le nectar que l’on consomme au banquet céleste.

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L – Lâcher (Tout lâcher) :

“Tout lâcher” c’est avant tout lâcher la saisie de soi-même. C’est faire confiance et vivre en “live” en prise directe avec la vie. C’est la vérité qui nous rend vrais. À nous de nous laisser rejoindre, de nous laisser porter dans la Présence, libres des stratégie, libres des histoires, libres de l’alternance de la crainte et de l’espoir. Cela passe par une détente, le relâchement des tentions dans le corps et l’esprit.. Pour certains d’entre nous, Il est prioritaire d’en finir avec les vieux conflits et de se mettre en amitié avec la vie, les autres et soi-mêmes. Après, c’est à chacun de se dénouer à l’aune, ou pas, de ses croyances et de sa propre histoire.

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L – Live (le live, passer en live) :

Passer en live, c’est être simplement ouvert. Je ne parle pas d’avoir l’esprit ouvert, mais de s’en remettre entièrement à la seule vérité de la Présence et de notre fraicheur dans l’instant. Cette authenticité est de caractère impersonnel. Elle ne vise pas le contrôle, ni les stratégies du devenir. Vous ne temporisez pas avec le mental, mais au contraire vous savourez la qualité, la richesse, la beauté du vivant en communion à l’universel.
Passer en live ce n’est pas ajouter une “attitude”, une “technique”. C’est arrêter “la pratique” de l’illusion à travers laquelle nous nous renions, nous nous disqualifions du réel. C’est arrêter de se mentir, de maintenir une agitation qui nous masque le Voir.
Lire : Vivre en “live”

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M – Moi (le moi, le je, l’ego) :

Il y a quelqu’un ou bien il n’y a personne ?
Je crois que s’il n’y avait personne cette problématique ne se poserait pas. À présent, ce quelqu’un, quel est-il ?
Bien souvent nous pensons que l’ego, le moi, le je, désignent cela qui constitue le problème, la source de l’illusion.
Sous-entendu, que l’individualité est l’obstacle à l’unité.
En fait, il n’y a pas de division possible au sein de la vérité. Unité et individualité sont des notions vides. Il n’y a pas de réalité de l’un et de l’autre. Ce n’est ici qu’une croyance de l’illusion.
Notre personnage est fictif. Il est tel un rôle que nous avons endossé, tel un costume qui nous colle à la peau. Cependant, le costume n’est qu’une coquille vide, sans pouvoir propre. Nous aimons désigner des boucs émissaires, mais cela n’est qu’une ruse de plus. La cause principale de l’illusion, c’est la croyance, l’identification à notre jeu. C’est l’ignorance de ce que nous sommes.
La non-dualité, ce n’est pas le contraire de la dualité. Elle est la vue qui dépasse toute notion antagoniste.
À travers elle, nous ne tentons pas d’unir ce qui s’oppose, ou de faire disparaître un “second”.
Nous réalisons que par-delà la différence, un aspect relatif, tout a une seule et même nature indivisible.

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N – Nature (la) :

Il s’agit de la Nature absolue de l’univers.
C’est notre nature véritable, de même que celle de toutes choses relatives.
C’est la base, l’origine, la Source d’où s’élèvent, demeurent et retournent toutes manifestations, toutes émergences, toutes illusions.

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O – Ouverture (l’) :

L’Ouverture désigne la Nature absolue à travers sa qualité spacieuse.
Il y a une Ouverture simple et spontanée en nous et face à nous.
Cette Ouverture, on ne peut rien en dire, si ce n’est qu’elle est là, infiniment là.
Rien de ce que nous faisons n’a le pouvoir de l’obstruer.
Nous allons et venons en elle, bien que nous soyons elle.

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P – Paix (la paix du cœur, la paix intérieure) :

La paix du coeur est un repos naturel, le repos en “Soi”.
Cette paix n’est pas synonyme d’apathie, mais de quiétude dynamique, de joie créatrice.
Elle est “Présence Vive”.
Elle provient de faire confiance en la Vie qui nous porte et de s’être réconcilié, de s’accepter enfin.
Pour trouver la paix du coeur, il nous faut commencer par être notre ami.

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P – Présence (la) :

La Présence est vive et spontanée.
Il s’agit d’admettre l’évidence, “d’arriver ici”.
Ici, nous y sommes déjà, mais combien le savons-nous ? L’acceptons-nous ?
Ici est l’instant de vie. Ici est toute la Vie, toute notre vie.

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R- Reste (Ce qui) :

En fait, l’éveil est d’une simplicité inconcevable. Le terme même de “simplicité” appartenant à un langage composé, n’exprime cependant rien de cette nature “très directe”.
Notre seul recours est de nous laisser rejoindre par “ce qui reste” ou “demeure” au-delà de toutes nos créations ou conceptualisations.
“Ce qui reste” n’est pas rien. Ce n’est pas le fruit d’une manipulation.
C’est “Ce” qui est immuable. C’est “Ce” qui était avant et qui Est aussi après, et cela indépendamment d’une compréhension mentale.
C’est l’expérience de la Vérité.

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S – Source (la) :

La source désigne la nature absolue.
C’est la base, l’origine d’où s’élèvent, demeurent et retournent toutes manifestations, toutes émergences, toutes illusions.

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T – Tel que c’est :

Pour réaliser le “tel que c’est”, il est préférable de “laisser la place” et de ne pas manipuler. Généralement, je n’encourage pas les gens à la méditation, parce qu’ils pratiquent avec l’idée d’un contrôle et d’un « maintien », celle aussi qu’identifié à leur personnage ils sauront remédier à l’illusion.
Notre Nature va bien. Elle n’a pas besoin d’être maintenu et encore moins de “quelqu’un” pour la maintenir. Si d’une façon ou d’une autre nous nous affirmons, que “moi” intervient, comment apparaîtra ce qui vrai (nu), ce qui existe de lui-même spontanément ?

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T – Transgresser :

La transgression concerne nos propres croyances.
Ce n’est pas trop difficile de passer par dessus les règles de la société. Certains s’y autorisent parce qu’il y voit une insoumission, un rituel de passage.
Nos croyances personnelles agissent comme des verrous internes. Elles représentent un défi plus pertinent.
De s’y mesurer peut nous apporter bien plus qu’une émancipation. Généralement nous combattons nos croyance par d’autres croyances.
La transgression c’est de ne plus répondre au jeu par le jeu. C’est l’invalider avec honnêteté en se retrouvant en “celui-là” qui s’adonne au jeu.
Il n’est pas question de passer en force ou de resquiller, mais de démystifier courageusement notre propre système.
Lorsque nous sommes dans le vivant, la vie en nous consume instantanément tout ce qui s’élève.
Dans notre cœur, il ne reste que la « brûlure » de vie.

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V – Vivant (être dans le) :

C’est ne pas s’attarder ou se limiter à l’expression relative de la vie.
C’est se relier au vivant, à la vie elle-même, au-delà des formes et des jeux éphémères.
Soyez ce que vous êtes et qui s’actualise et non ce que vous pensez ou jugez être.

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V – Voir :

Voir correspond au “premier regard”.
C’est expérimenter directement le vivant, ce qui Est.
Le premier regard est celui du nouveau-né.
On peut le définir comme le regard naturel ou spontané.
À travers ce regard, toute chose est perçue simplement telle qu’elle est. Ce qui veut dire libre d’ajout, libre d’étiquetage et des commentaires mentaux.
Le premier regard reste premier. Il nous accompagne invariablement quoi que nous fassions, quoi que nous pensions.
Jamais nous le perdons. Il y a un “Voir” à l’origine de tous nos regards.

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Voyageur immobile (le) :

Le voyageur, c’est celui qui bouge au milieu de tout, mais qui ne bouge pas vis-à-vis de lui-même.
Il n’y a pas d’écart, donc pas de rapprochement possible.
Il nous faut réaliser que la distance entre soi et soi est vide.
Le “je Suis” ne dépend pas des histoires. Le voyageur n’est pas son voyage.
Le voyageur est immobile, il n’a pas à le devenir. C’est juste dans son esprit qu’il croit bouger.
Le “je Suis” ne bouge pas et n’a jamais bougé. Donc, Il n’y a rien à stabiliser, seulement à cesser de croire en un quelconque problème.
Se demander « Où nous Sommes ?”, “Où se déploie la qualité d’Être ?” Cela n’a rien à voir avec un lieu géographique.
Le voyageur ne peut s’éloigner du voyageur. Bien qu’il se déplace dans le monde physique, il est immobile pour lui-même.
Le voyageur se retrouve dans l’instant. L’éternel instant, c’est là sa demeure. Il est libre des notions d’intérieur et d’extérieur, d’ici et là-bas.

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L’Éveil du Bouddha
Ce que le Bouddha réalisa lorsqu’il atteignit l’Éveil, c’est que l’ignorance de notre vraie nature est la source de tous les tourments du samsara, et que la source de cette ignorance elle-même est la tendance invétérée de notre esprit à la distraction. Mettre fin à cette distraction, c’est mettre fin au samsara lui-même. La solution, comprit le Bouddha, était donc de ramener l’esprit à sa vraie nature par la pratique de la méditation.
Le Bouddha et ses enseignements – Geshe Thupten Jinpa